20 novembre 2011

les yeux de pépé

A la boulangerie, ce matin, il y avait un petit garçon qui me regardait fixement depuis 5 minutes. Droit dans les yeux (le truc que je déteste, alors j'ai fait comme lui) (pas question de perdre un bras de fer oculaire, même avec un morveux, question de principe) ; il a fini par céder. Il s'est retourné vers sa maman en lui disant : "Le monsieur il a les même yeux que pépé"

- moi j'ai dit pour être sociable "c'est normal, ton grand père et moi on a les yeux des gens intelligents"

Mais la maman m’a expliqué, avec un ton condescendant :

- papé c'est son singe en peluche..

Ça m’a foutu en rogne pour la journée.

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16 novembre 2011

my boss is wonderfou

Ce matin au boulot c’était plutôt le bordel. Le nouveau directeur (il est là depuis un an mais comme on a toujours l’impression qu’il est encore en train de défaire ses valises, on l’appelle " le nouveau") a décidé de réorganiser l’informatique. Je sais pas pourquoi ce matin (peut être sa partie de squash annulée ou le fait de nous voir tous heureux et studieux, efficaces et occupés sans que ce soit grâce à lui, allez savoir).

Quoi qu’ il en soit, il a décidé d’un coup de faire du tetris avec ses services. Inutile de vous dire que chez nous on n’aime pas trop l’idée de se faire emboiter les uns dans les autres, déjà par principe, mais surtout parce qu’en général on se retrouve souvent à s’emboiter avec ceux qu’on peut pas saquer.

Mais sur ce coup-là il a fait très fort.

La première version de sa reorg' personne n’a rien compris. Il a voulu fusionner le pole "administrateurs et responsables projets" avec la hotline. On lui a dit que d’accord, sur le papier c’était joli et qu’il y avait la place, mais que dans la vraie vie (celle ou l’entreprise est sensée gagner un peu d’argent pour pas être rachetée par un cousin de Kadhafi) ça le faisait pas trop.

Il a eu l’air très contrarié, mais il s’est quand même mis à plancher sur la v2.

C’était pas mieux. Il y en a qui se sont retrouvés à être chefs de chefs et d’autres à être chefs de stagiaires qui se sont retrouvés chefs de techniciens confirmés. On lui a dit que :


1) c’était sympa l’idée de transformer 3 responsables sur 5 en directeurs, parce que c’est mieux au squatsh de jouer avec le même handicap, mais que les deux qui restent responsables vont se poser des questions.

2) que ça peut servir de demander aux gens (ou à ceux qui les connaissent) avant de les bouger n’importe où. (Par exemple dans la v2 ya un type qui se retrouve responsable technique des p’tits jeune du niveau 2. Il a 51 ans, ça pourrait le faire. (le seul problème c’est qu’ il déteste les jeunes en question, que ça fait 3 ans qu’ il ne sait plus rien faire, à part le café à 16 h) et que le responsable du service où on l’envoi se tape sa femme ( il l’a appris cette semaine, depuis il fait le tour des services où il y a des chasseurs pour pécho un fusil) ( moi je ne vais qu’ à la pêche) (et je lui lâcherais pas ma dynamite)

Du coup, après la v3 et la v4, il en est à la v5. Il a progressé. Il fait des services avec et sans lunettes, avec et sans costards, cdi et presta. Ya juste un presta qui lui a posé problème, il avait costard+ lunettes. Il lui a laissé le choix entre « viré » ou « lentilles + jean baskets » ; le mec a choisi « viré +prudhommes ».

Là on attend tous la v7. Sa secrétaire nous a avoué qu’il venait de faxer la liste de nos noms, nos dates de naissances et nos profils Facebook à sa voyante. On s’attend au pire...

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31 octobre 2011

J'ai failli crever au Vegan Day

J'ai déjà parlé de clem' il y a quelques posts de ça. C’est ma cops qui se fait du blé sur votre dos en vous faisant croire que si vous ne mangez pas bio, vous crèverez jeune et dans d’atroces souffrances, et que votre descendance sera atrophiée du cerveau (certains diront que notre jeunesse actuelle en tient déjà une bonne couche, mais là on parle d’une possible génération ENTIERE de petits marc olivier Fogiel par exemple) ( in cauda venenum).

Dimanche dernier clem’ tenait un stand de chocolat bio au « vegan day » de la bellevilloise (cf : the place to be à paris pour les trentenaires branchés, avides d’alcools, de boîte underground et de plans cul BCBG). LA bellevilloise. Parce que c’est important quand on s’apprête à manger de la merde de pouvoir se saouler la gueule derrière (pour faire passer le gout)

On est allés la voir avec un pote. Au début ça allait pas mal. Le chocolat bio de Clem’ (fait avec du cacao, ça j’avoue, c’est révolutionnaire) il était super bon. (J’en ai ramené une boîte à la doctoresse, elle a hurlé « c’est une tuerie » en faisant des bonds partout dans la chambre) (mais elle aime aussi les kinder bueno, ça relativise un peu).

C’est après que ça s’est compliqué.

On n’a pas voulu passer pour des vieux garçons rétrogrades, hermétiques aux nouvelles tendances et à l’évolution de l’espèce humaine,  alors on a voulu gouter ce qu'il y avait sur TOUS les stands. Et plus on avançait, moins ce qu’on avalait ressemblait à de la nourriture (celle que dieu s’est fait chier à créer pour nous autres humains, dans son super plan d’architecture mondiale).

Au moment où nos estomacs nous suppliaient en chœur d’arrêter (par toutes les alarmes possibles et merveilleuses qui équipent le corps humain) (gargouillis, tournis, rots nauséabonds, etc ..) nous sommes arrivés devant THE stand.

Dans des coupelles, on a cru qu’il y avait du pesto et de la tapenade. On a trempé nos tartines dedans. On les a mis dans nos bouches.

C’était pas du pesto. Ni de la tapenade. (ni même des tartines d’ailleurs, parce que le pain c’est pas bio, c’est connu, ça serait trop facile sinon ..) (on n’aurait pas besoin  des gens comme Clem’).

Apres un premier spasme (remontée de vomis dans la gorge) et un deuxième (d’une amplitude de 7/10 ) ( à partir de 8 /10 ca peux partir à tout moment)  j’ai réussi à contrôler la situation (j’ai arrêté de respirer pendant 10 secondes et j’ai regardé les seins de la fermière bio). Thierry aussi. On a réussi à tout gardé et en continuant de sourire parce que la dame du stand était en train de nous expliquer avec fierté ce que c'était la merde qu’on avait dans le gosier ( et qui tentait de se faire la malle) ; on a retrouvé le son et l’image au moment où elle nous montrait un bocal rempli d'une eau verdâtre (comme dans une mare à l’abandon) dans lequel j’ai cru apercevoir flottant à la surface les restes d’une crevette à moitié crevée. Thierry l’a vu aussi.

-       …et donc on filtre l’eau pour extraire les particules d’algues..

-       Ah d’accord ! (premier spasme)

-        … et ensuite on laisse macérer au soleil une semaine

-        Oh putain, sa race ! (à prononcer avec l’accent Marseillais de Thierry). (et spasme numéro 2, c’est là qu’on a perdu thierry)

-        … vous voulez voir au microscope ?

-       si c'est comme sur la photo, non, ça va, je  vois bien comme ça, j’ai pas envie de les voir bouger, en plus..

-       ..et donc c’est plein de bonnes choses, ya 60 % de protéines, etc..

-        ah oui, comme dans un steak quoi ..

La gaffe. Evidemment, ça n’a pas loupé :

-        quoi ! Mais la viande il faut pas en manger, il faut arrêter d’exploiter les animaux !

c’est là j’ai vu son teeshirt  "il faut arrêter d’exploiter les zanimo"

Alors comme j’avais faim et que ça commençait à m’énerver leurs conneries,  j’ai commencé à leur expliquer que :

1)    C’était pas sûr du tout que manger le plancton de la marre dans laquelle se déversent les produits chimiques de l’usine de monsieur le maire c’était forcément plus sain que de bouffer (même saignant) un steak de charolais qui a passé sa vie e à brouter son pré et niquer sa vache (et vice versa) (oui, ya un jeu de mots, faut relire en inversant)

2)    Quand on aura brouté toute l’herbe des prairies françaises (et les pelouses et les terrains de golfs) et filtré avec nos dents tout le plancton des lacs, des rivières, des marres et des étangs (et des piscines), et que nos vaches et nos poissons se trainerons comme des zombies morts de faims aux portes de nos villes pour réclamer justice (ou pour nous manger nous), là ils feront moins les malins.

3)    Si on arrête de tuer tous les animaux, bientôt il y en aura trop et il n’y aura plus de place chez nous pour accueillir les immigrés, et que ça serait dommage parce que même si ça se mange pas l’immigré, ça fait bien d’en avoir un peu, surtout que souvent il a pas assez d’argent pour manger de la viande, alors ça tombe bien. Moi j’ai cru que c’était un argument qui pourrait plaire à des écolos. (mais en fait non, leur truc c’est les animaux, si un immigré mange de la viande, c’est quand même un connard)(un connard d’immigré).

Du coup ya le mari de la fermière bio qui s’est mis à éclater en sanglots en hurlant :

«c’est vrai tout ça,  j’en peux plus je veux un steak saignant, là, tout de suite, je veux un steak !! ; j’en ai marre de tes délires, ça fait deux ans que j’arrive plus à bander, que j’ai plus de forces, j’arrive même plus à ….. Files moi un steak ou je me casse avec la fille du garde-chasse»

Après ça a commencé à dégénérer.  Ya les gens des autres stands qui ont rappliqué en demandant ce qui se passait. La femme du stand a dit que j’étais venu semer la zizanie (j’ai dit que d’accord, mais de la zizanie bio j’ai le droit de la semer ?)(Mais ça ne les a pas fait rire) (ils n’ont pas d’humour les gens bio, il suffit de les regarder : ils ont tous l’air triste et fatigués. Pas comme ces bons bourguignons rigolards élevés à la poularde et au cochon)  et ses copains ont dit que oui, et qu’en plus je traitais les immigrés et que je mangeais de la viande et que j’étais donc un semeur de trouble (j’ai pas osé refaire la blague).

Comme ça devenait chaud, je me suis faufilé (=je me suis enfui comme un lâche) jusqu’au stand de Clem’. Je lui ai dit que c’était super sympa son salon mais que je devais y aller et j’ai rien dit pour le reste. Dehors j’ai retrouvé Thierry qui faisait passer sa gerbe à grands coups de pastis et on est allés se faire un kebab à saint Michel.

J’ai eu mal au ventre toute la nuit. Mais au moins j’ai pu dire sans crainte à tout le monde que les grecs ils nous font vraiment bouffer n’importe quoi, et tout le monde a été d’accord avec moi : les grecs ils nous font vraiment manger de la merde.

Et moi j’ajoute à voix basse : « Et les veganiens ils peuvent aller les voir, les Grecs, ça me fera bien plaisir .. »

Posté par pavupapri à 23:13 - ofildelo - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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18 octobre 2011

Cette semaine, c’était l’anniversaire ..

...de la mort de mon chat.

C’est la doctoresse qui m'y a fait penser. Parce que sa meilleure amie lui a dit que sa mère l’avait appelée pour lui dire que son chat était mort. Mais comme elle ne revient pas chez elle avant une semaine, sa mère, trop sympa, lui a mis son minou au frais. Oui, au frais. Elle l’a foutu dans le congélo, bien calé entre le pack de 10 steak picard et les restes de  pommes dauphines.

Moi je dis que la maman de la copine de la doctoresse, elle a un vrai problème. Elle a dû passer trop de temps la tête dans son freezer. Parce que rien que d’imaginer la gueule que ça doit avoir un chat congelé, tout froid, tout raide, et tout mort, avec les yeux grands ouverts… à la place de la pauvre petite je préfèrerais ne pas le revoir.

Mais revenons à mon chat à moi, mort il y a 10 ans, après une vie bien remplie et décoré de la croix du whiskaz chaton pour ses bons, joyeux et loyaux services. (tableau de chasse en vrac :  87 lézards, 73 souris, 3 rats, 29 moineaux, 5 pigeons. Mais aussi 19 chaussettes, 4 vétérinaires et pas loin de 13 rideaux) (c’était un rouquin, c’est des warriors les rouquins. Surtout quand ils font 8 kilos).

Mon chat chéri adorait la tortue (j’ai aussi une tortue) (mais quand je l’ai achetée je ne savais pas que ça pouvait vivre 200 ans. Et qu'elle avalerait une demi-tranche de jambon par jour. Et que ça ferait peur à la doctoresse 20 ans plus tard).

Il passait des journées entières à discuter avec la tortue, assis sur la demi-vitre au-dessus de l’aquarium, avec le bout de la queue qui dépassait de la vitre et qui trempait dans l’eau. La tortue son plus grand plaisir c’était de venir croquer la queue du chat. Ca la faisait marrer parce que :

1)    le chat faisait des bonds de malade en hurlant comme une tapette

2)    après il regardait sa queue pendant des heures en se demandant  ce qui s’était passé.

Un jour, je venais de nettoyer l’aquarium, et j’ai oublié de remettre la vitre. J’ai vu le chat arriver à fond de train, comme d’habitude, et prendre son élan pour sauter sur l’aquarium. Avec la tortue on s’est regardés, on a regardé le chat, et puis on a crié : « BISCUIT !! NON !! » (il s’appelait biscuit) mais il ne m’a pas écouté (les chats ca écoute pas, c’est plus malin que tout le monde).  Alors évidement il a rien compris quand il s’est ramassé la gueule dans l’aquarium.

Il s’est retrouvé le nez collé à la vitre avec de l’eau jusqu’au cou. Il a essayé de sauter pour agripper les bords mais les griffes ça dérape à fond sur les vitres mouillées. Donc il s’est mis à pédaler, à patiner, à tricoter comme un fou en faisant de grandes gerbes d’eau autour de lui, complètement paniqué, et complètement coincé (en gueulant MIAAAOOOUU !! MIAAAAOOUU !!) (je traduis pas, c’est des gros mots en langage chat) (mais on voyait bien qu’il était furax). 

Moi je rigolais tellement que je ne pouvais pas l’aider. Et de toute façon toucher un chat hystérique = se retrouver avec les bras et le visage lacérés. La tortue, au cas où, elle a rentré sa tête, ses pattes et sa petite queue dans sa carapace.

Finalement, il a quand même réussi à sortir de là. Il a pris appui sur un gros caillou vert (c’était la tortue). Il s’est étiré comme un reptile le long de la vitre (vu de dehors c’était énorme) et avec ses pattes arrière il a mis la poussée maxi, comme les fusées à cap canaveral, quand la tortue lui a mordu le cul.

Du coup pendant le reste de sa vie, il à éviter l’aquarium ET le lave-linge (il faudra que je vous raconte le coup du lave-linge).



 



 



 

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25 septembre 2011

La doctoresse ...

...elle m’a montré un truc super ce matin au p’tit déj’.

J’étais en train de mastiquer ma tartine de nutella en chantonnant du Gainsbourg  (C'est cool, ça peut se chanter avec les dents serrées) (sinon on postillonne du nutella sur le mac book pro de la doctoresse et on est privé de câlins pendant 3 jours).

Elle m’a dit « tiens regardes mon cours de ce matin, c’est super sympa ! ». C’était des photos de malformation chez les nouveaux nés. Le bec de lièvre étant la photo la plus soft, vous imaginez les autres. ..

Quoi qu’il en soit j’ai bien gérer la chose (j’ai réussi à gerber ma tartine de nutella dans mon café pour conserver mon bonus « câlins»). Après elle m’a expliqué qu’il y avait aussi la trisomie 13, qui consiste à faire venir les bébés avec un seul œil au milieu du front et un seul cerveau (moi j’ai répondu qu’un seul cerveau c’était normal, mais elle m’a regardé comme si j’étais plus con qu’un gardien de chèvres alors j’ai plus rien dit).

Ceci dit, le fait de savoir que les bébés cyclopes ont toujours existé, et depuis toujours, ça m’a vachement déçu. Je me suis dit que Homère finalement c’était un usurpateur sans imagination et que Jean Christophe Grangé lui au moins c’est un vrai tordu qui va pas pomper ses scenario dans les poubelles des maternités (quoi qu'il suffit de voir sa tronche dans une recherche google pour s'en convaincre). Du coup je songe à m’acheter pour noël l’intégrale de Grangé (livres reliés + films + abonnement annuel à son blog )(et à jeter mes dvd d’Ulysse 31 aux ordures).



 

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07 septembre 2011

tu peux te brosser martine ...

Ce matin j'ai eu droit à l'un des moments les plus émouvants qui soient dans la vie d'un homme.
Un moment fort, un tournant.

On s'est levés, on n'avait pas beaucoup dormi (moi surtout) (elle, elle a passé la nuit le visage posé sur mon ventre, en ronflant bruyamment comme un routier polonais, un long  filet de bave au coin de la bouche... ) (mais moi j’ai trouvé ça hyper sexy)

Elle m’a simplement dit, l’air de rien : « je t’ai pris une brosse à dents, t’auras plus besoin de venir avec la tienne à chaque fois .... »

Putain. MA brosse à dent à MOI !!! Chez ELLE !!. J’étais tellement ému que j’ai pas réussi à la déballer tout de suite. Quand je l’ai posée dans le verre, à côte de la sienne, sur le lavabo, j’ai pensé à Christophe Colomb en train de planter son drapeau sur le nouveau monde. C’était beau ce symbole, de voir cette petite brosse à dent rose, toute seule dans ce grand verre, si heureuse de se retrouver avec cette grande brosse à dent bleue, pour le meilleur et pour le pire.

Du coup j’ai eu le sourire toute la matinée. J’ai pas pu m’empêcher de lui envoyer un sms :
" ça m’a beaucoup touché que tu me fasses une place dans ta vie, dans ton chez toi. Je T’ADORE ! "

Et j’ai continué à sourire bêtement à tous les passants, heureux. (même à ceux avec des têtes de cons)
Jusqu’ à ce que je reçoive ce sms :

 « cool. Au fait, tu me dois 3 euros 35 du coup »

 

Pire : dans le supermarché en bas de chez elle, la brosse à dent est affichée à 2 euros 35 …

Je crois que je vais prendre un chat …

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02 septembre 2011

WAR MACHINE

Notre belle ville capital(-iste) est décidément et délicieusement truffée de clichés, tous plus délectables les uns que les autres.

L'autre jour, je déambulais d'un pas léger et le cœur chargé d'ondes positives (j'ai enfin battu le score de "petit-bichon93" à mushroom révolution, sur orange.jeux.fr) (ou alors c'était la nuit magique que je venais de passer avec la demoiselle de mes rêves). ( N'empêche je lui ai foutu 113513 points dans la vue à petit-cabot, elle va moins la ramener sur le forum maintenant ..)

Je déambulais donc dans paris, lorsqu'un bruit attira mon attention (et comme je suis une vraie concierge doublé d’un voyeur, bref, j’ai un vrai gros côté féminin, j’ai pas pu m’empêcher d’aller voir.)

Ce que j’ai trouvé était déjà jouissif, mais mon flair de sadique m’a laissé entrevoir une suite et un dénouement proche de l’orgasme. Alors je suis resté jusqu’au bout, fasciné par le spectacle.

A ma droite un mec, grand, musclé, avec une tête de bourrin genre pilier de rugby
A ma gauche... Un distributeur de boisson, genre vitre en plexiglass renforcé façon papamobile et serrure triple verrou. Bâtie donc par ses concepteurs pour résister par exemple à une charge de femmes au foyer super vénère suite, par exemple, à une coupure de courant en plein milieu de derrick.

Evidement je suis arrivé au moment où le gugusse vient de comprendre que sa bouteille est coincée et que la machine ne la lui rendra pas sans avoir livré bataille. Et qu’il commence déjà à donner des coups de pieds timides et stratégiquement placés pour jauger l’adversaire.

A ce stade, il s’agit encore d’un être humain, doué de raison. On voit qu’il essaie de comprendre le mécanisme et de trouver le point faible (un peu comme le chimpanzé savant dans la planète des singes).

Ensuite, c’est la déchéance. Notre bourrin national comprend vite que ce ne sont pas ses quelques neurones qui vont l’aider sur ce coup là (la dernière fois qu’il a fini par déclarer forfait, c’était avec la borne de réservation d’air France) ( il mettait son pass navigo au lieu de sa carte fréquence plus, ce con).

Il décide donc d’utiliser ce que la nature lui a donné plus généreusement : ses muscles.
Et le voilà qui part à enchainer les coups de pieds de plus en plus forts et de plus en plus vite sur le distributeur, à moitie hystérique, la bave aux lèvres et la rage au ventre. A ce stade il n’en a plus rien à foutre d’avoir l’air d’un bourrin sans cervelle.
Il croit encore qu’il va y arriver.

C’est après une dizaine de jetés de tout son corps contre le monstre  (on reconnaît bien là un ancien expert de poggo) qu’on commence à sentir dans son expression l’attitude de la bête vaincue et à court d’arguments. C’est à ce moment aussi qu’il entend une voix derrière lui qui lui demande :

- on peut vous aider monsieur ?

- non, ça va je vais l’avoir, même si je dois revenir avec une barre de fer

- on vous prête nos matraques peut-être ?

Alors il se retourne et se retrouve face à 3 policiers hilares.

- ah, heu, ben la machine elle déconne; ya ma bouteille qu’est coincée...alors j’essayes de la décoincer...

- oui, on voit ça ... Et l’étiquette avec marqué "en cas de panne, appelez le numéro de tel ci-dessous" ça vous concerne pas ?

- ben, heu, on va pas les déranger quand on peut se dépanner soi-même hein ..

- certes, il vaut mieux se taper une amende pour dégradation sur la voie publique plutôt que de dépenser une minute sur son forfait ...

- ben ...

C’est à peu près à cet instant que j’ai aperçu le roumain. Environ 14 ans, 1 m30 au garrot. Seul au monde, sans calculer personne, il s’est approché de la machine, a sorti un fil de fer et l’a glissé à l’intérieur.

5 secondes plus tard il avait déjà récupéré la bouteille. Et toute la monnaie de la machine.

Au moment où les flics commençaient à peine à sortir de leur stupeur (faut dire, j’étais scotché aussi, à mi-chemin entre l’hallucination et l’incrédulité), il a lancé la bouteille au rugbyman puis a détalé comme un lapin. Les flics ont juste eu le temps de lui crier de s’arrêter, on le voyait déjà plus.


Je te rends ici hommage, Roumain des bois, le prince des voleurs.

Posté par pavupapri à 01:06 - TEL-QUEL - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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25 août 2011

Air France blues

Aujourd’hui c’est le grand jour. Départ pour la Corse, pour mes trois semaines de vacances bien méritées (mon chef dira que non, mais comme il ne connaît pas ce blog et que c’est même pas mon vrai nom, je dis ce que je veux) (et je l’emmerde). Je passe sur le bordel à Orly ouest et les clichés sur les beaufs de parisiens en vacances, ca fait plus rire personne (à part les marseillais, mais faut pas leur en vouloir, ils sont aussi beaufs que les parisiens) (en plus bronzés et avec l’accent en plus, certes, ça les rend plus sympathiques et on leur pardonne plus facilement.)( Mais des gros beaufs quand même).


Quand je prends l’avion, ce que j’aime, c’est changer mon siège. Même si la place qu’on m’a attribuée est bien. (Je me dis que si la mort avait prévu un truc spécial pour moi, ça lui foutra son plan par terre) (Je sais je suis naïf, tout le monde crève en avion de toute façon).

Le problème quand on a peur en avion, c’est qu’on devient vite parano.
Par exemple mon siège je le prends côté hublot, au-dessus de l’aile, histoire de m’assurer personnellement que chacun des 3457 boulons de l’aile et du réacteur soient bien là et bien boulonnés. Pour l’autre aile, je sais pas, mais j’espère toujours qu’un autre parano comme moi est en train de faire pareil. Une fois il manquait une vis. J’ai dit à l’hôtesse :

- IL MANQUE UNE VIS, là ! SUR L’AILE, là, IL MANQUE UNE VIS !!!
Elle m’a dit de parler moins fort, que j’allais faire peur aux passagers !

- MAIS JE M’EN FOUT MOI, qu’ils aient peur ! Je vous dis qu’on va tous mourir et tout ce que vous trouvez à répondre c’est qu’il faut pas paniquer trop fort !

- Monsieur, des vis il en manque tout le temps, d’accord, ce n’est pas grave, on en met toujours trop exprès, alors oubliez ca et détendez-vous.

- Ah d’accord.... Et au bout de combien de vis manquantes on a le droit de paniquer ? Et la fissure sur le hublot, là, c’est grave non ? Avec la pression elle va m’exploser à la gueule a 10000 m d’altitude, juste au-dessus de Melun, j’en suis sûr. Et je vais être aspiré dehors avec mon siège et tout... Je veux pas mourir à Melun! C’est la loose Melun.

- Mais non enfin, ça peut résister à tout ces hublots là; on fait des tests en labo en leur balançant des parpaings de chez Bouygues, ils bronchent pas !

- Alors elle est venu comment la fissure, hein ? Vous avez cartonné un château de la Loire en venant ?

- Non, ça doit être une mouette..

- Une mouette !

- Oui, ça a le bec très dur ces oiseaux-là.

- Et à votre avis, sur un Paris-Bastia on a plus de chance de croiser un parpaing Bouygues ou une mouette, hein ?

- Moins fort, s’il vous plait. Bon, j’ai à faire, excusez-moi. Et éteignez votre téléphone pendant le décollage. Ca fausse les instruments de navigation.

- QUOI ? Mais si il y en a qui trichent, qui éteignent pas, qui font semblant ? Et le poids maxi pour pouvoir décoller, c’est bon ? parce que aujourd’hui j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus d’obèses que d’habitude dans l’avion, c’est prévu ça ? les bagages ils sont pesés, ça je sais, et puis vu le prix des kilos en plus, et vu le côté radin de mes concitoyens, je m’inquiète pas, mais les passagers, vous les pesez les gros ?

- Monsieur, ça suffit. On fait des voyages aux Etats-Unis, on a toujours réussi à décoller, alors combien même on aurait tout l’avion remplit de l’association des fans de Maïté, à côté des américains, ça passe les doigts dans le nez.

- Bon, d’accord…. Vous pourriez pas confisquer les téléphones en repartant ? J’en ai repéré deux ou trois qu’on pas l’air franc du collier …à commencer par le maigrichon à moustache, là-bas, qu’à une tête à battre sa femme et à faire semblant d’éteindre son iphone ?

- Monsieur !

- Bon d’accord, ca va, je dis plus rien.

 

L’avion décolle, et au bout de trois minutes je sens des coups dans mon dos. Puis 5 minutes après, et encore trois minutes plus tard. Je me retourne et constate qu’un petit branleur plein de morves de 11 ou 12 ans se trouve derrière moi, les pieds appuyés à l’arrière de mon siège. Je regarde la femme à côté de lui (une grosse avec une tête de niaise) et je lui demande d’un ton sec de dire à son fils d’arrêter de me filer des coups. Elle me répond un truc, impossible à comprendre vu que l’hôtesse est en train d’expliquer comment attacher le gilet de sauvetage (pour le cas où on croiserait une mouette kamikaze armée d’un parpaing bouygues) (ou que le pilote ait mal compter ses vis).

Après une deuxième série de coups de pieds en 3 vagues, je me retourne encore, le temps de regarder méchamment la charolaise ahurie, en lui disant « ca commence à bien faire là ! » en lui montrant son sale gosse d’un signe de tête. Elle tente de répondre, mais je n’ai pas envie de l’écouter et d’entendre ses explications foireuses ( je suis trop occupé à me demander si c’est normal que le réacteur ne fasse pas toujours le même bruit).

A la troisième attaque, je me retourne une dernière fois avant que la gifle ne parte toute seule et je lui hurle : « si vous n’êtes pas capable de lui expliquer, je m’en charge, à coups de grandes baffes dans sa gueule, c’est clair ? »

Avec un air complètement paniquée, elle me répond en bafouillant : « mais enfin, il est pas à moi je vous dis ! C’est pas mon fils, je le connais pas moi ! »

La honte. Je suis resté con puis j’ai marmonné un truc du genre « ah, heu..d’accord, bon ben ..ah d’accord .. »

Le pire ça a été la crise de rire de l’hôtesse. Surtout quand j’ai dit au gamin : « et toi depuis tout à l’heure ça te dérange pas de regarder la dame se faire engueuler à cause de toi ? alors écoutes : t’es seul, t’a personne pour te protéger, t’as pas que des amis dans cet avion, tu comprends ?» 

Lui, il est devenu tout blanc. Il s’est mis à faire oui-oui de la tête, de plus en plus vite, comme les chiens en plastique à l’arrière des voitures des Marseillais. Et ce qui est marrant, c’est que la grosse à côté, et l’hôtesse, elles faisaient oui-oui aussi, en chœur. Là le mioche il faisait plus le malin.

A un moment, l’hôtesse est revenue me voir. Pour me dire que c’était bon, je pouvais lâcher le bras du fauteuil, et que de toute façon si on tombait ca m’aiderait pas trop de m’accrocher au bras du fauteuil. Et aussi que si je pouvez arrêter de gueuler « putain, ..oh putain » à chaque trou d’air, ça ferait bien plaisir à tout le monde ; parce que même elle, avec mes conneries, je commençais à lui foutre la pétoche.

C’est à ce moment que, par le hublot, j’ai aperçu mon île. Mon île adorée, mon chez moi. J’ai pas pû m’empêcher de regarder l’hôtesse avec tendresse et de murmurer « maintenant on peut mourir, c’est moins grave » …je crois qu’elle est repartie en murmurant un truc du genre « tous les mêmes, c’est vraiment un peuple de tarés ». Je ne lui en veux pas. Elle ne peut pas comprendre.

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18 juillet 2011

C’est émouvant une petite chinoise..

... qui fait la même taille que sa valise. Surtout quand on arrive à sa hauteur et qu'elle lève vers vous un regard effarouché et épuisé, toute seule avec sa grosse valise en haut des escaliers. Alors moi, serviable mais pressé, comme d'habitude j'ai gardé mes écouteurs dans mes oreilles (on n'arrête pas une chanson de Superbus en plein milieu) ( sinon on a la poisse toute la journée), je lui ai fait un signe de tête (genre " t'inquiètes, je gère") et je lui ai descendu sa valoche vite fait bien fait (elle pesait une tonne, je me demande s’il n’y avait pas une autre petite chinoise dedans);

Elle, pendant ce temps, elle n'arrêtait pas de me dire merci en chinois, en me prenant le bras (c'est fou le nombre de phrases qu'il leur faut pour dire merci à ces gens)(ils pourraient jamais commenter le tierce comme léon ...).

 Arrivé en bas, mon métro était déjà là, en train de sonner. Je me suis retourné vite fait pour faire salut, et là, la petite s'est agrippée à moi en parlant à fond la caisse, avec un air m-i hysterique, mi-catastrophé en me montrant l'escalier.

J'ai rien compris évidement, mais j'ai réussi à me détacher et à m'engouffrer dans le métro, en lui disant " pas de quoi" d'un signe de main. (et en me disant que vraiment ces gens sont bizarres)
C'est en la voyant foutre des coups de pieds dans sa valise et se prendre la tête à deux mains en sanglotant que j’ai compris.
Surtout quand elle a commencé à la remonter.

Et pis le métro s'est barré ...

 

Posté par pavupapri à 00:19 - one shot - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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09 juillet 2011

J’ai tenté une recette de cake au pavot ..

 …de chez clem’ (http://plaisirsante.canalblog.com).

je te l'avais dit clem' que j'étais pas doué pour les gâteaux ...j'ai essayé ta recette mais à un moment (quand mon iphone a perdu le wifi avec mon pc) j'ai dû faire de tête. Du coup j'ai pitêtre fait une ou deux erreurs dans les proportions (je crois que j’ai inversé graines de pavot et fruits rouges). En tout cas ça fait deux jours que je scotche comme un malade sur un blog dédié aux poissons rouges …tu fais chier.

 

Posté par pavupapri à 15:10 - one shot - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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