29 mai 2016

In bébé cadum venenum

Zoo de Paris , dans la serre tropicale. Papa bisounours fait la visite à bébé bisounours :

- tu vois benjamin le joli perroquet bleu la haut sur la branche ?

- il est zoli le préroké bleu papa !

Maman bisounours intervient pour une grande leçon d'éducation dont elle a le secret :

- évidement tu lui dis des mots compliqués , il n'y arrive pas . En plus il faut être précis dans la vie :

- Regarde mon chéri il est joli l'ara
- Il est zoli le rat maman !
- Non l'ARA Benjamin ...
- Il est zoli l'arabe maman
- Non. un ARA, c'est un oiseau , il vole
- Il vole l'arabe maman !!!
- parles moins fort mon chéri !!!

Maman bisounours se retourne vers papa bisounours :

- t'as fini de glousser comme un gros debile ?

-Ahaha comme dit le proverbe : " la vérité sors de la babouche des enfants "


Posté par pavupapri à 13:12 - Commentaires [0]

26 octobre 2015

mouse costaud

L'inconvénient quand on habite au rez-de-chaussée et qu'on n'a pas de chat, c'est les souris.

Une en particulier, avec un joli pelage beige foncé et une petite tête toute mignonne, qui a décidé depuis une semaine de visiter ma cuisine chaque nuit en faisant un maximum de bruit. A tel point que la première fois j'ai cru à un cambrioleur. J'avais une ex comme ça, qui ne pesait pas plus de 45 kg, mais la nuit quand elle se levait ça ressemblait davantage à une charge des all Black partant faire du steak haché Chabal, 100% pur beauf français, 15 % de matière grise. (13-62) (Mouhahaha la branlée).

J'ai fait un calcul rapide : le dernier chat de l'immeuble étant décédé prématurément le mois dernier (j'y suis pour rien) (l’avoir trouvé équipé d'un parachute bricolé dans un sac plastique carrefour ne prouve rien), je me retrouve en panne de prédator pour bouloter speedy Gonzalez.

Je vais donc devoir la dégommer moi-même. Au début j'ai un peu galéré avec Google. J’avais indiqué  "massacre" "rongeur" "piège" "système D" comme mots clés. Ça m'a sorti les schémas d'une bombe artisanale à base de mort aux rats. Ce qui va sûrement, avec mes origines corses, me propulser dans le top 10 des terroristes internationaux les plus recherchés par les gens qui surveillent l'Internet.

J'avais pensé construire le piège moi-même, mais j'ai découvert que chez Truffaut pour un budget modique de 5 euros il y a tout ce qu'il faut pour me faire gagner la guerre contre mon super rongeur. Le temps de retrouver ma carte de fidélité Truffaut et me voilà parti. Je connais bien, là-bas pour les bestioles c'est au sous-sol. Sauf qu'après avoir fait trois fois le tour des poissons, des oiseaux, des chats (1500 euros le chaton !!!) et des poules soyeuses de Chine (29 euros la poule !) (Le chaton il pond des œufs en or ??), pas la moindre trace de pièges à souris ...

Un peu dépité je m'approche d'une vendeuse et lui explique que je ne trouve pas le rayon des pièges à souris. Mais j'ai vite regretté parce qu'elle m'a répondu bien fort pour que tout le monde entende :

- Non monsieur ici c'est l'étage où on aime les animaux. Pour les assassinats et les tortures en tout genre faut voir avec mes collègues les psychopathes du rayon pesticide, là-haut…

Et elle a tourné les talons. Moi je ne me sentais plus très chaud pour la tapette du coup. Mais là-haut, au rayon pesticide, très vite ils m'ont mis à l'aise et on s'est vite sentis entre potes quand ils ont commencé à me raconter la technique du poison qui met 3 jours à tuer toute la famille souris dans d’atroces souffrances, la tapette qui fait le coup du lapin , celle qui décapite, le piège où elles se noient dans de l'acide et même un guichet de la poste miniature où elles meurent de faim à force d'attendre (ils sont trop délires les psychopathes du rayon pesticide chez Truffaut).

Je suis reparti avec deux tapettes nouvelle génération et un piège. Le piège c'est pour en mettre une vivante dans le casier de mon chef au TAFF. Depuis qu'il m'a chopé avec un collègue en plein fight « extincteur vs défibrillateur », je le soupçonne de me préparer une crasse. La dernière fois il m'a fallu deux représentant du personnel, un syndicat et deux copines de la RH pour m'en sortir, et pourtant il n'y avait pas eu de victime (le défibrillateur c'est un truc de ouf quand même, à l’hôpital ils ont dit "il a encore la mâchoire toute crispée mais le reste du corps ça se détend de jour en jour") (ils sont rigolos les internes, ils l'ont surnommé le «playmobil»).

J'ai minutieusement appâté mes nouveaux jouets et je les ai positionnés sur le passage de mon insomniaque visiteuse. Et puis j'ai commencé à regarder un épisode de Dexter, puis deux, puis trois et je me suis endormi en rêvant que je disséquais une souris tueuse, avec des bâches en plastique partout dans ma cave.

Mais à deux heures du matin j'ai été réveillé par un grand "clac" qui venait de la cuisine. J'ai couru comme un dingue et j'ai été très déçu de trouver la tapette vide. J'ai entendu un petit cri sur ma droite. Elle était là, assise sur ses petites fesses, en train de se frotter le museau avec ses petites pattes, et en faisant hihi-hihi pour se foutre de ma gueule.

Il est 5 heure du mat', ça fait deux heures que je parcours le bon coin pour trouver un chat de compet', un vrai, un dur, un tatoué de 8 kg avec les dents de sabre et les griffes de Wolverine, un mercenaire, c'est mieux qu'une petite tapette de chez Truffaut à 1500 euros ...

Posté par pavupapri à 20:16 - Commentaires [0]

16 octobre 2015

Pump up the volume

Dans la catégorie expérimentation, rubrique "psychologie appliquée au voisinage". Depuis ce matin je suis en train d’augmenter le volume du Home cinéma, très exactement d’un cran tout les ¼ d’heure. J’attends qu’un voisin descende pour gueuler. J’ai inventé l’équation du «juste son» : sonnette du voisin à la porte - ¼ d’heure = volume maxi autorisé (supporté) dans l’immeuble.

Posté par pavupapri à 11:17 - Commentaires [0]